Résumés des interventions

      1. 9h30/9h45 : Ouverture par Michel ROLAND, co-responsable de l’URFIST de Nice-PACA-Corse, Président de l’ARU – Association du Réseau des URFIST
      1. 9h45/10h30 : Denis VARLOOT, ancien Directeur des Bibliothèques, des Musées et de l’Information scientifique et technique au Ministère de l’Education nationale, fondateur des URFIST en 1982 et Lydia MERIGOT, Inspectrice générale honoraire des Bibliothèques, ancienne responsable de la Formation à la DBMIST
        La naissance des URFIST
        Denis Varloot, qui fut de 1981 à 1987 directeur de la DIST puis de la DBMIST à la direction générale de l’enseignement supérieur et de la recherche, rappellera les origines des URFIST dans le contexte d’une époque où rares étaient les chercheurs formés à l’interrogation de banques de données, encore plus rares les étudiants qui y avaient accès. Il replacera cette création dans le cadre de la politique conduite par la DBMIST, installation de terminaux dans les BU, rôle des conservateurs, « ticket modérateur »…  Lydia Mérigot, qui était déjà responsable de l’équipe de formateurs du temps de la DICA, avant la DIST, complétera cet exposé en présentant le dispositif très original mis alors en place, son caractère inédit et les obstacles qu’il fallut surmonter pour créer et faire vivre ces « unités », dont la durée montre qu’elles répondaient à un besoin manifeste.
      1. 10h30/11h15 : Rémi BARRÉ, professeur de Politique scientifique au Conservatoire national des Arts et Métiers, ancien directeur de l’Observatoire des sciences et des techniques (OST)
        IST : mutation du champ; permanence et prégnance des enjeux
        L’IST est modifiée en profondeur par la globalisation informationnelle, scientifique et technique, économique, managériale…, dont elle est en même temps un facteur majeur d’accélération et d’orientation. Elle constitue à ce titre un enjeu – économique mais aussi culturel et géopolitique – plus prégnant que jamais.
        Mutation du champ : nouveaux modèles économiques, redéfinition des produits et services ; web 2.0 et articulation forte de l’IST avec une nouvelle culture S&T (CST) ; l’IST comme infrastructure de production des indicateurs S&T, éléments structurants des activités, formes et politiques de la S&T (PST).
        Permanence des enjeux : dans ce foisonnement d’activités et d’acteurs émergents, les questions fondamentales (et anciennes) de la confiance, de la lisibilité, des normes et des référentiels se font sentir de manière extrêmement forte. L’IST est au centre de cela avec le dispositif central que représente le système des revues scientifiques et de la connaissance validée par les pairs.
        Prégnance des enjeux : l’IST est partie prenante de la définition des normes de scientificité et des questions considérées comme scientifiquement légitimes ou importantes – tous éléments majeurs dans les jeux de pouvoir politiques, idéologiques et économique à l’échelle mondiale.
      1. 11h30/12h15 : Enjeux et questions vives pour les professionnels de l’IST
        Débat avec :

        • Ghislaine CHARTRON, Professeur titulaire de la chaire d’Ingénierie documentaire du CNAM , directrice de l’Institut national des Techniques de la documentation INTD
        • Carole LETROUIT, Vice-Présidente de l’ADBU, directrice du SCD de l’Université de Paris 8 Vincennes-à-Saint-Denis
        • Michel ROLAND, co-responsable de l’URFIST de Nice et Président de l’ARU
        • Animation : Alexandre SERRES, co-responsable de l’URFIST de Rennes

        Après trente ans de politiques d’IST et d’évolutions socio-techniques incessantes, dans un paysage universitaire profondément renouvelé, quels sont les principaux défis, les questions vives se posant aux professionnels de l’IST ? Dans la reconfiguration générale des missions, des tâches, des profils et des formations qui touche l’ensemble des professionnels de l’information spécialisée, quels sont les nouveaux profils attendus, les nouvelles compétences exigées pour les professionnels de l’IST en particulier ? Quels nouveaux positionnements des professionnels dans la recomposition du paysage universitaire, et notamment dans les relations, toujours complexes, entre bibliothécaires et enseignants-chercheurs ?

        Quelles articulations trouver entre les nombreux acteurs de la formation à l’IST ? Quelles nouvelles missions, quels positionnements des URFIST, à la fois vis-à-vis du monde de la recherche et de celui de la formation continue des bibliothécaires ?

        Après un regard rétrospectif sur les trente ans écoulés, les intervenants tâcheront d’éclairer de leur réflexion les nouveaux défis auxquels doivent répondre les professionnels et les structures de formation à l’IST.

      1. 14h-14h30 : Simon HODSON, Programme Manager au JISC (Joint Information Systems Committee – Royaume-Uni)
        Open Access to Research Data : how do we promote the interests of research ?
        In 2007 the ‘OECD Principles and Guidelines for Access to Research Data from Public Funding’ argued that greater return on investment could be achieved by ensuring that research data created by publicly funded research was made freely available for reuse. Since then many research funders in diverse countries have endorsed these principles. Internationally there are numerous initiatives to improve the management, sharing, discoverability and reuse of research data assets. I shall survey these initiatives and ask how successful they have been, and how close we are to realising the high-minded objectives of data sharing. Above all, I shall ask whether the interests and motivations of researchers have been sufficiently addressed. Do we fully understand the preconditions for making the most out of research data ? And what is needed to integrate data sharing in research practice and scholarly communications ?
        Libre accès aux données de la science : comment œuvrer en faveur des intérêts de la recherche ?
        En 2007, les directives émises par l’OCDE en faveur de l’accès aux données de la recherche publique postulaient qu’un meilleur retour sur investissements pourrait être atteint par la mise en libre accès de ces données, et donc leur réutilisation. Depuis, des acteurs de la recherche publique dans différents pays, ont mis ces directives en application. Sur le plan international, il existe aujourd’hui plusieurs initiatives destinées à améliorer la gestion, le partage, la recherche et le ré-exploitation de ces données. L’intervention s’attachera à faire le bilan de ces initiatives, tout en précisant de quelle manière nous nous sommes plus ou moins rapprochés du projet de partage des données de la recherche. Enfin, l’intervention posera la question de savoir si les intérêts et les motivations des chercheurs ont été suffisamment pris en compte et analysés : sommes-nous conscients de tous les enjeux et conditions que le partage de données implique ? Que convient-il de faire pour que ce partage s’intègre dans la pratique de la recherche et de la communication scientifique ?
      1. 14h30/15h00 : Marc DUPUIS, e-Research programme manager, SURF Foundation (Pays-Bas)
        The SURF approach – why does it work ?
        In the spring of this year SURF, the Dutch organisation supporting higher education institutions in the area of ICT, celebrated its 25th anniversary. In a fully packed church in Utrecht SURF looked back on a long history of projects, activities and interventions which have often but not always led to success. Of course the real success of the endeavours undertaken by SURF can only be manifest in visible innovations at the institutions. In my presentation I shall go into the principal factors that have driven innovation under the guidance of SURF.
        L’approche du SURF : les raisons d’un succès
        Au printemps 2012, le SURF, organisation néerlandaise qui soutient les universités dans le domaine des TIC, a célébré son 25ème anniversaire. Massivement représenté à Utrecht, le SURF a pu dresser un bilan de ses projets, de ses activités et de ses implications. Les initiatives du Surf qui enregistrèrent les meilleures performances doivent surtout être mesurées à l’aune du changement qu’il a pu impulser au sein des institutions universitaires. L’intervention mettra précisément l’accent sur les principaux éléments moteurs ayant conduit à un pari d’innovation réussi, piloté par le SURF.
      1. 15h15/16h30 : Table ronde « Mutations de l’IST et conséquences sur la formation à l’information »
        avec :

        • Christine BERTHAUD, Ingénieur de recherche, Directrice du CCSD – Centre de communication scientifique directe du CNRS
        • Olivier ERTZSCHEID, Enseignant-chercheur en Information-Communication à l’Université de Nantes
        • Odile HOLOGNE, Directrice déléguée à l’information scientifique et technique de l’INRA
        • Marie-Joëlle RAMAGE, Enseignant-chercheur, Chargée de mission « Pédagogie numérique » à l’Université de Paris-Sud
        • Jean-Emile TOSELLO-BANCAL, Directeur de la Bibliothèque interuniversitaire Cujas, ancien Chargé de mission responsable des URFIST à la Sous-Direction des Bibliothèques au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
        • Débat animé par Marie-France ANDRAL, co-responsable de l’URFIST de Bordeaux

        A l’heure de la généralisation d’internet, de l’open access et de la « science 2.0 », les lieux du savoir se multiplient et les usages se diversifient, rendant plus complexe le paysage de l’information scientifique et plus nécessaires des compétences informationnelles numériques spécifiques. Un tel contexte ne peut dès lors qu’induire de forts enjeux de formation, ce dont les tutelles ont bien conscience. La mise en place de différents C2i et la présence d’un axe particulier « formations, compétences, usages » dans le projet de Bibliothèque Scientifique Numérique (BSN) sont en ce sens révélatrices. Mais face à la multiplicité des partenaires (enseignants, services TICE, bibliothèques, Urfist…), quelles politiques de formation proposer ? Comment, notamment, démêler les convergences et les différences entre les TICE et l’IST ? Telles sont les questions qu’abordera cette table-ronde, dont les participants partagent tous les mêmes préoccupations : former autant qu’informer.

    1. 16h30/17h00 : Conclusion par Michel MARIAN, Chef de la Mission de l’information scientifique et technique et du réseau documentaire (MISTRD) au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
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